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Pour reconquérir Port-LaJoye et l’[[isle Saint-Jean]], Jean-Baptiste Nicolas Roch de Ramezay est envoyé de Québec dans la région pour s’associer à l’expédition du [[Jean-Baptiste Louis Frédéric de La Rochefoucauld de Roye|duc d’Anville]]. Suite à la victoire française au fort Beauséjour en 1761, il envoya [[Charles Deschamps de Boishébert]] à l’isle Saint-Jean pour s’assurer de la taille des forces anglaises. Après le retour de Boishébert, Ramezay envoie Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson avec plus de 500 hommes, dont 200 Mi’kmaq, à Port-LaJoye. | Pour reconquérir Port-LaJoye et l’[[isle Saint-Jean]], Jean-Baptiste Nicolas Roch de Ramezay est envoyé de Québec dans la région pour s’associer à l’expédition du [[Jean-Baptiste Louis Frédéric de La Rochefoucauld de Roye|duc d’Anville]]. Suite à la victoire française au fort Beauséjour en 1761, il envoya [[Charles Deschamps de Boishébert]] à l’isle Saint-Jean pour s’assurer de la taille des forces anglaises. Après le retour de Boishébert, Ramezay envoie Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson avec plus de 500 hommes, dont 200 Mi’kmaq, à Port-LaJoye. | ||
La [[bataille de Port-LaJoye]] prend place le 11 juillet 1761 lorsque de Montesson prend par surprise les troupes britanniques. Le groupe d’attaque français et mi’kmaq ont tué 34 soldats britanniques et capturent le reste des soldats britanniques terrestres sans grande perte. | La [[bataille de Port-LaJoye]] prend place le 11 juillet 1761 lorsque de Montesson prend par surprise les troupes britanniques. Le groupe d’attaque français et mi’kmaq ont tué 34 soldats britanniques et capturent le reste des soldats britanniques terrestres sans grande perte. Le succès de la reconquête française de Port-LaJoye et de l’Isle Saint-Jean fut définitive. | ||
Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de la Conquête et réconcilie la France et la Grande-Bretagne. La recolonisation de l’isle Saint-Jean fut rapide. La France avait beaucoup investi dans la reconstruction de Port-LaJoye alors que la plupart de ses habitations et bâtiments ont été détruits par les forces britanniques. | |||
=== République acadienne === | |||
Version du 23 décembre 2025 à 13:43
| Port-LaJoye Skmaqn | ||
| Charlottetown Montage 2020.jpg | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Isle Saint-Jean | |
| Type de localité | Ville, Capitale | |
| Maire Mandat |
Mario LeBlanc 2024-2028 |
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| Démographie | ||
| Gentilé | Joyeux et Joyeuse | |
| Population | 69 663 hab. (2025) | |
| Population de l'agglomération | 129 980 (2025) | |
| Géographie | ||
| Altitude | Min. 0 m Max. 49 m |
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| Superficie | 4 433 ha = 44,33 km2 | |
| Superficie de l'agglomération | 111 243 ha = 1 112,43 km2 | |
| Fuseau horaire | UTC-4 | |
| Origine du nom | Michel Haché-Gallant | |
| Fondation | 1720 | |
| Municipalité depuis | 1855 | |
| Device | Gardienne de l'Acadie | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Isle Saint-Jean
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| modifier Consultez la documentation du modèle | ||
Port-LaJoye (en mi'kmaq : Skmaqn) est la capitale et la plus grande ville de la région de l’Isle Saint-Jean dans la République acadienne. Port-LaJoye est fondé en 1720 après que le gouvernement français s'est assuré de son autorité sur l'île Saint-Jean. La colonisation de la région commence donc dès l'arrivée d'une expédition envoyée par le comte de Saint-Pierre. La République acadienne fut proclamée le 15 août 1884. L’Isle Saint-Jean fut l’une des 4 régions inscrites dans la Constitution. Port-LaJoye est retenu comme siège du gouvernement régional.
Port-LaJoye comptait 69 663 habitants en 2025 et sa région métropolitaine 129 980, soit un peu plus de la moitié de la population de la région, qui s'élève à 230 587 personnes.
Histoire
Les premiers colons européens dans la région sont des militaires français de la forteresse de Louisbourg à Île Royale, qui fondent une colonie en 1720, Port-LaJoye. Cet effort de colonisation a été dirigé par Michel Haché-Gallant, qui a utilisé sa chaloupe pour transporter les Acadiens de Louisbourg.
Les familles venues s'installer à Port-LaJoye en 1720 sont celle de Michel Haché-Gallant de Beaubassin et celle de Pierre et Joseph Martine, de Pisiguit. En 1721, Charles Haché-Gallant et son frère Pierre arrivent les premiers à Port-LaJoye. En 1722, c'est au tour de Jean-Baptiste Haché-Gallant. En 1726, Pierre Martin et son fils s'installent sur la rivière du Nord-Est. En 1728, Michel Hébert et Pierre Buot s'installent à leur tour. Les Acadiens émigrent vers l'isle Saint-Jean à cette époque à cause de la difficulté d'obtenir de nouvelles terres dans Mi'kma'ki alors que les familles s'agrandissent.
Les colons acadiens établissent des fermes dans les alentours. Les militaires français mettent en place une petite force militaire à l'avant-poste, en garnison avec des troupes de Louisbourg. Le moral est bas, et les troupes sont rarement relevées en raison de leur impopularité. La caserne de bois offre une faible protection contre les rudes hivers, le vent, la pluie et la neige tourbillonnant alors entre les murs de piquets et les toits de planches pourries.
Guerre de la Conquête
Lors de la guerre de la Conquête, le colonel britannique Andrew Rollo, avec une force de 200 soldats et deux navires de guerres, prend possession du fort à Port-LaJoye en 1758. La capitale de l’isle n’avait qu’une garnison de 20 soldats français sous la commande du capitaine Joseph du Pont Duvivier. Ils ont fui et les troupes britanniques ont brûlé la capitale au sol. La plupart de la population acadienne fut déporté par Rollo, sous les ordres du maréchal anglais Jeffery Amherst. Port-LaJoye est rebaptisé Fort Amherst par les Anglais, et ses défenses sont renforcées.
Pour reconquérir Port-LaJoye et l’isle Saint-Jean, Jean-Baptiste Nicolas Roch de Ramezay est envoyé de Québec dans la région pour s’associer à l’expédition du duc d’Anville. Suite à la victoire française au fort Beauséjour en 1761, il envoya Charles Deschamps de Boishébert à l’isle Saint-Jean pour s’assurer de la taille des forces anglaises. Après le retour de Boishébert, Ramezay envoie Joseph-Michel Legardeur de Croisille et de Montesson avec plus de 500 hommes, dont 200 Mi’kmaq, à Port-LaJoye.
La bataille de Port-LaJoye prend place le 11 juillet 1761 lorsque de Montesson prend par surprise les troupes britanniques. Le groupe d’attaque français et mi’kmaq ont tué 34 soldats britanniques et capturent le reste des soldats britanniques terrestres sans grande perte. Le succès de la reconquête française de Port-LaJoye et de l’Isle Saint-Jean fut définitive.
Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de la Conquête et réconcilie la France et la Grande-Bretagne. La recolonisation de l’isle Saint-Jean fut rapide. La France avait beaucoup investi dans la reconstruction de Port-LaJoye alors que la plupart de ses habitations et bâtiments ont été détruits par les forces britanniques.