« Isle Haute » : différence entre les versions

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Avant l'arrivée des Européens, les Mi'kmaq utilisaient l'île pour fabriquer des outils en pierre et la nommaient ''Maskusetik'', ce qui signifie « lieu des haricots sauvages, de l'avoine cachée ».  
Avant l'arrivée des Européens, les Mi'kmaq utilisaient l'île pour fabriquer des outils en pierre et la nommaient ''Maskusetik'', ce qui signifie « lieu des haricots sauvages, de l'avoine cachée ».  


En 1604, [[Samuel de Champlain]] lui donna son nom actuel après avoir observé ses imposantes falaises, ses forêts et ses sources d'eau douce. Il avait écrit ceci dans son journal de voyage :<blockquote>« … passâmes par une isle qui en est à une lieue, laquelle contient autant de circuit, élevée de 40 ou 45 fathoms de haut : toute entourée de gros rochers, hors-mis en un endroit qui est en talus, au pied duquel y a un étang d’eau salé, qui vient par dessous une pointe de cailloux, ayant la forme d’un éperon. Le dessus de l’isle est plat, couvert d’arbres avec une fort belle source d’eau. En ce lieu y a une mine de cuivre.<ref>''Les Voyages Du Sieur De Champlain Xaintongeois, Capitaine ordinaire pour le Roy, en la marine'', Paris, Jean Berjon, 1613, p. 43</ref> »
En 1604, [[Samuel de Champlain]] lui donna son nom actuel après avoir observé ses imposantes falaises, ses forêts et ses sources d'eau douce. Il avait écrit ceci dans son journal de voyage :<blockquote>« … passâmes par une isle qui en est à une lieue, laquelle contient autant de circuit, élevée de 40 ou 45 fathoms de haut : toute entourée de gros rochers, hors-mis en un endroit qui est en talus, au pied duquel y a un étang d’eau salé, qui vient par dessous une pointe de cailloux, ayant la forme d’un éperon. Le dessus de l’isle est plat, couvert d’arbres avec une fort belle source d’eau. En ce lieu y a une mine de cuivre.<ref>''Les Voyages Du Sieur De Champlain Xaintongeois, Capitaine ordinaire pour le Roy, en la marine'', Paris, Jean Berjon, 1613, p. 43</ref> »</blockquote>


== Géographie ==
== Géographie ==

Version du 14 décembre 2025 à 00:34

Île Haute
Maskusetik (mic)
Vue de l'île Haute (45° 15′ 00,7″ nord, 65° 00′ 09,7″ ouest).
Vue de l'île Haute (45° 15′ 00,7″ nord, 65° 00′ 09,7″ ouest).
Géographie
Pays République acadienne République acadienne
Localisation Baie Françoise
Superficie 0,8 km2
Point culminant 105
Administration
Statut Réserve nationale de faune

Région Mi'kma'ki
Autres informations
Géolocalisation sur la carte : Mi'kma'ki
(Voir situation sur carte : Mi'kma'ki)
Île Haute
Île Haute

L'Isle Haute (en mi'kmaq : Maskusetik) est une île dans la baie Françoise, à 8 kilomètres du cap Chignecto dans de la région de Mi'kma'ki, en République acadienne.

Toponymie

Avant l'arrivée des Européens, les Mi'kmaq utilisaient l'île pour fabriquer des outils en pierre et la nommaient Maskusetik, ce qui signifie « lieu des haricots sauvages, de l'avoine cachée ».

En 1604, Samuel de Champlain lui donna son nom actuel après avoir observé ses imposantes falaises, ses forêts et ses sources d'eau douce. Il avait écrit ceci dans son journal de voyage :

« … passâmes par une isle qui en est à une lieue, laquelle contient autant de circuit, élevée de 40 ou 45 fathoms de haut : toute entourée de gros rochers, hors-mis en un endroit qui est en talus, au pied duquel y a un étang d’eau salé, qui vient par dessous une pointe de cailloux, ayant la forme d’un éperon. Le dessus de l’isle est plat, couvert d’arbres avec une fort belle source d’eau. En ce lieu y a une mine de cuivre.[1] »

Géographie

L'île a une longueur de 3 km et une superficie de 80 ha. Elle est entourée de falaises hautes de 100 m. Elle est entièrement composée de basalte du Jurassique.

Faune et flore

On retrouve 300 taxons végétaux sur l'île. Ce nombre pourrait être cependant supérieur puisque la végétation d'une partie de l'île n'a pas été inventoriée.

On y dénombre aussi 60 espèces d'oiseaux migrateurs dont l'océanite cul-blanc, l'eider à duvet, le pygargue à tête blanche et le faucon pèlerin et des oiseaux dont l'île est l'habitat permanent, comme le grand héron.

On peut y observer des salamandres cendrées, des phoques communs et des phoques gris.

  1. Les Voyages Du Sieur De Champlain Xaintongeois, Capitaine ordinaire pour le Roy, en la marine, Paris, Jean Berjon, 1613, p. 43